URBAN PIX

galerie de photographies urbaines

Série 1

TRABOULES DU VIEUX LYON / 

Abstractions géométriques

Photographe : Maxime Tassin

Reportage : septembre 2016

© www.maximetassin.fr

Dans sa série de traboules de couleur bleu, Maxime Tassin travaille la lumière à la tombée de la nuit en jouant des découpes géométriques que forment les façades étroites des cours du vieux Lyon. Il nous ouvre les portes d'une autre réalité et de mondes parallèles. Entre les murs sombres, notre regard est dirigé vers l’immensité de l’espace qui s’ouvre, vers un vide mystérieux, un monde duquel l’œil ne peut finalement presque rien percevoir. Les cours deviennent des canons vers la lumière qui fixent l’espace comme le fond des télescopes. Immersive, cette série photographique de prime abord abstraite, nous plonge peu à peu dans un rêve, celui de voyager à bord d'un vaisseau spatial en orbite : les découpages géométriques deviennent autant d'hublots révélant notre Terre... Ici, nul goût du mystère, nul goût pour le bizarre, maîtres mot d’une ambiance ou de cadrages bien choisis ; Maxime Tassin explore le monde réel en exploitant ce qui motive le plus sa pratique, lier les questions métaphysiques à l’art.

Série 2

TRABOULES DU VIEUX LYON /

Mémoire de la pierre

Photographe : Maxime Tassin

Reportage : décembre 2016

© www.maximetassin.fr

Maxime Tassin révèle au regard les dernières cours et traboules du vieux Lyon subsistant dans leurs crasses. Les clichés nous ramènent en mémoire l'état du quartier insalubre dans les années soixante-dix, époque où le vieux Lyon venait tout juste d’être sauvé par la création du secteur sauvegardé (loi Malraux, 1964). On redécouvre ici la noirceur, la gravité de l’usure matérielle et l’anachronisme des lieux. Un instant, les portes conduisent jusqu'à des mondes mystérieux, nous faisant oublier que ces cours se situent bel et bien au cœur de la ville moderne. Maxime Tassin dédie son travail au photographe lyonnais Jules Sylvestre (1859-1936) qui lui aussi sut saisir et révéler la beauté du quartier, alors que le maire Édouard Herriot appelait de ses vœux à faire disparaître sous les pioches les taudis. Après l'ultime projet de destruction de son successeur, le maire Louis Pradel, un projet avorté grâce à la pugnacité de l'association "La Renaissance du vieux Lyon", la Ville de Lyon s'est donc essayée à l'art de la rénovation. Il ne reste aujourd’hui, en 2016, plus que quatre cours non rénovées. On peut mesurer la rareté de ce que l’on voit ; de ces « vieilles pierres » accrochées dans le passé et à leurs caractères qui, nécessairement, finiront à leur tour par disparaître.
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